07 avril 2006

Travail et profession

Récemment, sur le Figoblog, j’ai pu lire un billet sur les blogs « privessionnels » – invention de mon cru pour exprimer cette limite floue dans les blogs qui mêlent métier et vie privée –. A ce sujet, une grande variété de points de vue : certains sites indiquent le nom de leur bibliothèque mais leur auteur reste anonyme, d’autres ne se cachent pas. D’aucuns, plus réservés, ne mentionnent ni leur identité, ni le lieu où se trouve leur bibliothèque. Le Figoblog, pour sa part, concluait que travail et profession doivent rester distincts dans le cadre du blog, à savoir que les billets sont exclusivement consacrés à des questions bibliothéconomiques générales mais jamais à une bibliothèque précise. Cette réflexion m’a amenée à repenser le phénomène des blogs mais également à ma propre utilisation de cet outil. J’avais choisi d’évoquer au départ le monde du livre de manière abstraite. Cela était aisé tant que je m’en tenais aux résumés d’ouvrages lus et à des généralités. Toutefois, grande fut l’envie de faire partager – et cela bien qu’un blog ait 90% de chances de ne pas être lu… – cette année de découverte des bibliothèques. En gardant l’anonymat, en veillant à ne citer aucun lieu ou autre informations trop concrètes, j’espère être parvenue à témoigner d’une expérience sans tomber dans les affres privées. Reste maintenant la question de savoir si un blog doit figurer sur un CV. Non, écrit l’auteur cité par le Figoblog et cette réponse est pertinente car, me semble-t-il, deux points posent problème. D’une part, la mention du blog sur un CV annihile de fait l’anonymat de son rédacteur. D’autre part, la probable lecture du site par d’éventuels recruteurs ne risque-t-elle pas de conduire le blogueur à émousser certaines critiques qu’il aurait pu formuler ? (1) Le dilemme est posé : faire de son blog un blog « privessionnel » ou en faire une vitrine de ses compétences pour trouver du travail. Autant de blogueurs et autant de réponses montrent que la question n’est pas simple.

(1) Dans mon cas, j’hésite à publier des perles piquées dans mes cours par correspondance… Bon, ma préférée seulement : La Bnf exerce un droit de « péremption » dans les salles des ventes. Comme les yaourts !

1 commentaires:

Liberlibri a dit…

L'adjectif "privessionnel" a été repris sur Bibliopedia pour désigner les bolgs de ce cru. J'en suis flattée, j'avoue :)